Les États-Unis restent la première destination mondiale pour entreprendre à l’étranger. Le State Department vient de publier les résultats 2025 du programme de visa E-2 : avec 51 047 investisseurs étrangers accueillis, l’année 2025 s’inscrit comme la troisième meilleure année de l’histoire du programme, soit +18 % au-dessus des niveaux pré-COVID. Et parmi ces investisseurs ? Les Français sont là, de plus en plus nombreux, de plus en plus ambitieux.
La France au 5ème rang mondial : une montée en puissance remarquable
Même si les statistiques 2025 par pays ne sont pas encore publiées dans leur intégralité, les données 2024 offrent déjà un tableau saisissant. Cette année-là, 3 589 visas E-2 ont été délivrés à des ressortissants français (Source : U.S. Department of State) – 5ème rang mondial, derrière le Japon (14 366), le Canada (6 803), la Corée du Sud (6 799) et l’Allemagne (3 924).
Mais ce n’est pas tant le volume qui est impressionnant : c’est la trajectoire. La France a enregistré une progression de +26 % entre 2023 et 2024, la plus forte croissance parmi les grandes économies européennes. Le consulat américain de Paris figure d’ailleurs parmi les trois postes à plus fort volume E-2 au monde, aux côtés de Tokyo et Séoul.
Un taux d’approbation de 90 % : ce que ça veut vraiment dire
Sur les 61 432 demandes de visa E-2 déposées dans le monde en 2024, 55 324 ont été approuvées, soit un taux d’approbation de 90,1 %. C’est un chiffre rassurant, mais qui mérite d’être lu correctement.
Ce taux élevé ne signifie pas que le visa E-2 est facile à obtenir. Il signifie que les candidats qui se présentent au consulat avec un dossier E2 solide, une entreprise viable, un plan de développement crédible et un accompagnement de qualité ont de très bonnes chances d’obtenir leur sésame.
Les 10 % de refus sont, dans leur grande majorité, liés à des problèmes de préparation : une origine des fonds insuffisamment documentée, un investissement jugé trop faible, ou un projet présentant un risque d’activité marginale. C’est-à-dire une entreprise qui ne générerait de revenus que pour le demandeur et sa famille, sans impact économique plus large. Ce sont des erreurs évitables, à condition de les anticiper.
Ce que ces chiffres révèlent sur l’entrepreneuriat français aux USA
La France progresse plus vite que ses voisins européens dans l’utilisation du visa E-2, et cela révèle plusieurs tendances de fond.
D’abord, la mondialisation de l’ambition entrepreneuriale française. Les Français ne se contentent plus de regarder le marché américain de loin. Ils y créent des restaurants, des agences créatives, des marques lifestyle, des startups tech, des services B2B. Le tissu entrepreneurial français aux États-Unis est devenu extraordinairement diversifié.
Ensuite, la maturité croissante des dossiers. La montée du taux d’approbation et l’accélération du nombre de visas vont de pair avec une meilleure connaissance des exigences du programme. Les entrepreneurs français savent aujourd’hui qu’un visa E-2, ça se prépare avec un avocat en immigration, un business plan rigoureux, et une stratégie marketing qui démontre la viabilité de l’entreprise.
Enfin, il y a un contexte économique à ne pas négliger. L’incertitude en Europe pousse de plus en plus de chefs d’entreprise à diversifier leur présence géographique. Les États-Unis offrent un marché de 340 millions de consommateurs, une culture de l’entrepreneuriat sans égale, et un écosystème business stimulant.
Les projections 2025 : une dynamique confirmée
Si les données officielles par nationalité ne sont pas encore disponibles pour l’intégralité de l’exercice 2025, les projections du secteur sont encourageantes. La France pourrait franchir la barre des 4 500 visas E-2 accordés à ses ressortissants, soit une nouvelle progression d’environ 25 % par rapport à 2024.
Cette tendance s’explique en partie par l’effet réseau : chaque entrepreneur français qui réussit aux États-Unis devient ambassadeur du programme auprès de son entourage. Les communautés françaises de Los Angeles, New York ou Miami jouent un rôle clé dans cette dynamique.
Il faut néanmoins rester lucide. Dans le contexte de l’administration Trump, marquée par un durcissement général de la politique d’immigration, le visa E-2 reste relativement protégé. Il est encadré par des traités bilatéraux et génère des retombées économiques directes pour l’économie américaine. Mais les délais de traitement s’allongent, et les exigences documentaires sont de plus en plus strictes.
Marketing et branding : l’élément souvent sous-estimé d’un dossier E-2
On parle beaucoup de la dimension juridique du visa E-2, et c’est légitime. Mais une composante est trop souvent négligée : la stratégie marketing et branding de l’entreprise candidate.
Pourquoi ? Parce que l’officier consulaire doit être convaincu que votre entreprise est viable, qu’elle a le potentiel de générer des revenus suffisants, de créer des emplois pour des Américains, et de s’imposer sur son marché. Et pour démontrer cela, une présence en ligne sérieuse, une identité de marque cohérente et un plan marketing crédible font toute la différence.
Un site internet professionnel, des réseaux sociaux actifs, un positionnement marché clair : ces éléments parlent à l’officier consulaire autant qu’à vos futurs clients. Ils attestent du sérieux de votre projet, de votre connaissance du marché américain, et de votre capacité à vous adapter à des codes culturels profondément différents.
C’est précisément pour accompagner les entrepreneurs français dans cette démarche que Royal Cheese Agency a développé une offre complète dédiée au visa E-2. De la création d’identité de marque (MVB — Minimum Viable Brand) au développement de site web, en passant par le plan marketing intégré au dossier de demande, nous avons guidé des dizaines d’entrepreneurs français vers l’obtention de leur visa et le lancement réussi de leur activité sur le sol américain.
Ce qu’il faut retenir
Les chiffres 2025 du visa E-2 envoient un message clair : les entrepreneurs français ont compris que les États-Unis sont à leur portée. Mais la compétition s’intensifie, les exigences augmentent, et les dossiers moyens sont de moins en moins acceptés.
Pour maximiser vos chances, la règle reste la même : anticipez, préparez, et entourez-vous des bons partenaires juridiques, mais aussi marketing. Parce qu’une entreprise bien construite, bien positionnée, avec une marque crédible et une stratégie digitale solide, c’est le meilleur argument que vous puissiez présenter au consulat.
Les États-Unis attendent vos idées. Il ne vous reste plus qu’à bien préparer votre dossier de visa E2.